SAISON 2013

Lecture La Passion de Charles Péguy par Pierre Bellemare

Des mots forts soutenus par une voix puissante : Pierre Bellemare a, lui, la passion de Péguy. (Photo S. M.)
Des mots forts soutenus par une voix puissante : Pierre Bellemare a, lui, la passion de Péguy. (Photo S. M.)

Journal Sud-ouest du 01/04/2013

 

Plus de 300 personnes ont assisté, vendredi soir en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, à la lecture par Pierre Bellemare de l’émouvante Passion extraite du « Mystère de la charité de Jeanne d’Arc » de Charles Peguy. Elles ont apprécié ce très beau texte, très puissant aux mots très forts lus avec talent.

Tel un conteur, Pierre Bellemare les a entraînées sur les pas d’un homme et d’une femme pas tout à fait comme les autres. Au travers les yeux de la Vierge, ils ont entendu défiler, tantôt avec force, tantôt avec douceur, mais toujours avec émotion, trente-trois années de joie, de souffrance, de silence et d’incompréhension devant le mystère.

Une très forte tension dramatique était soutenue par la voix puissante et modulée du talentueux conteur.

« C’est Pierre Hiegel, animateur et producteur de radio, qui m’a fait découvrir Péguy et la Passion : il fut un des premiers à l’enregistrer. À mon arrivée en Périgord, j’ai proposé mon concours à un jeune prêtre pour une manifestation. Depuis ce jour, je fais une lecture chaque année le vendredi saint dans une église différente. »

Croyants et athés

De formation catholique et voltairien, Pierre Bellemare reste persuadé que Jésus a existé et qu’il fut un homme providentiel pour l’humanité. « Notre civilisation lui doit l’essentiel de sa morale. »

C’est au Salon du livre l’an passé que ce grand conteur, homme de radio, a proposé à Bernard Bosset, maire de Bazas, la lecture de la Passion. Une belle initiative partagée vendredi soir aussi bien par des croyants que des incroyants.

Soutenus par la municipalité, les Amis de la cathédrale ont fait la quête en faveur des vitraux à l’issue de cette lecture exceptionnelle.

S.M.

Saison 2012

THÉÂTRE

Le Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos adapté et interprété par Maxime d'Aboville

Quelque 300 spectateurs se sont rassemblés dans la cathédrale. (photo P.L.)
Quelque 300 spectateurs se sont rassemblés dans la cathédrale. (photo P.L.)

Journal Sud-Ouest - 04/08/2012.

Par Pierre Lascourrèges

 

 Un jeune prêtre d'origine modeste exerce son ministère avec zèle, dans sa nouvelle et première paroisse, à Ambricourt dans le Nord. Être chétif et naïf, doué d'une singulière sensibilité, il est confronté à la maladie et la dureté de ses paroissiens. Il semble puiser sa force dans sa vulnérabilité même et parvient à « briser » les êtres les plus durs, à les réconcilier avec eux-mêmes.

Nominé aux Molières

Publié en 1936, paru dans 27 pays, le « Journal d'un curé de campagne » est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature du XXe siècle, écrit par Georges Bernanos.

En venant jeudi soir déclamer ce très beau texte d'une grande beauté et d'une rare profondeur, le comédien Maxime d'Aboville s'est livré à une véritable performance, seul dans le magnifique chœur de la cathédrale, face à un public d'environ 300 personnes, littéralement captivées et bouleversées, par l'étendue des sentiments et la justesse du ton d'un acteur d'une extrême sensibilité. Sur cette reprise théâtralisée, Maxime d'Aboville s'était vu attribuer en 2010, une nomination aux Molières dans la catégorie « Révélation théâtrale masculine ».

Saluons ici l'exceptionnelle présence d'un comédien qui brûle les planches et emporte tout sur son passage, unanimement apprécié par la critique et son public. Quittant la veille le fameux festival de Sarlat, Maxime d'Aboville avait ainsi accepté de répondre par amitié à l'invitation adressée par l'association des Amis de la cathédrale. La recette de cette représentation était destinée à la restauration des vitraux de la cathédrale.

 

 

CONCERTS

Ensemble Vocal et Orchestral de Bordeaux sous la direction de Lionel GAUDIN-VILLARD - Dimanche 8 juillet 2012

100 choristes, 30 musiciens  pour interpréter la Messe en ut et la Marche funèbre maçonnique de Mozart, voici ce que les Amis de la Cathédrale ont proposé dimanche 8 juillet en partenariat avec l’Office de Tourisme du Bazadais.

Question : Lionel Gaudin Villard, avec l’Ensemble Orchestral de Bordeaux que vous avez crée et dirigez, vous avez fait « cathédrale comble », 400 personnes en dépit d’un prix inhabituel pour Bazas,  avez-vous un secret ?

LGV : Mozart, qui attire toujours un public important. Je suis persuadé qu’il y a un fort potentiel de mélomanes dans le bazadais. Bazas a un passé culturel important. Ce premier concert Mozart a certainement  favorisé le retour de ce public, celui-ci répondra de plus en plus présent  aux différents projets que nous apporterons à Bazas. Nous avons aussi un public important dans l’Entre-Deux-Mers ainsi que des bordelais qui nous ont manifesté leur volonté de venir à Bazas alors que l’avant  veille, nous avions le même programme à Saint Seurin.

Question : une idée reçue et souvent colportée est que l’acoustique  de la cathédrale laisse à désirer…..

LGV : Il faut faire  cesser cette rumeur.Tous avons trouvé l’acoustique excellente, seul bémol peut-être pour les cordes de l’orchestre car ils étaient trop distants les uns des autres. Ce petit problème résolu, tout le monde sera à l’aise. Côté assistance, l’avis était le même, la cathédrale a besoin d’accueillir une formation importante et un large public, toute la nef centrale était remplie. Immanquablement, un public important étouffe une réverbération trop importante et améliore l’acoustique générale.

Question : Les bazadais mélomanes regrettent le temps où le Mai Musical de Bordeaux venait à Bazas. Croyez-vous aujourd’hui les ingrédients soient réunis pour une nouvelle aventure  autour de la musique ?

LGV : En visitant Bazas, Mme de PONTAC-PREMONT  et Mme DULAU m’ont fait découvrir que votre ville offrait un potentiel très important de lieux assez extraordinaires et porteurs (Cathédrale, place, jardins, cours intérieures). J’ajoute un accueil indéniable, une situation géographique idéale au carrefour du Lot et Garonne, des Landes et de la Gironde.

Question : En un mot vous avez des projets ?

LGV : Nous y travaillons avec l’Office du Tourisme et les Amis de la Cathédrale. Je propose une Académie d’été avec un festival de concerts en plein air et dans la cathédrale. Il y aurait un stage pour chœur et orchestre autour de grandes œuvres. Premier projet, la Neuvième Symphonie de Beethoven peut-être sur le parvis de la Cathédrale. Par la suite des opéras pourront voir le jour. Nous devons élaborer nos projets cet été pour les présenter en septembre aux différents partenaires et associations locales pour que ce soit un travail fédérateur des acteurs culturels de bazas, tel est mon vœu et celui des deux présidentes et j’ai cru comprendre celui du Maire que j’ai croisé très rapidement et que je dois rencontrer.

 

 

La Croix - 20 juillet 2012

Dans la cathédrale de Bazas, unité et harmonie malgré les épreuves

 

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste souffre de l’usure du temps et des faibles ressources de la commune. 


 

 

Journal Sud-Ouest

Journal Sud-Ouest – 14/07/2012

Par Sylvie Mellies

 

Cent choristes et 30 musiciens ont interprété la messe en ut et la « Marche funèbre maçonnique » de Mozart dimanche dernier à la cathédrale sur invitation des Amis de la cathédrale et de l'office de tourisme du Bazadais. Ce concert avait pour objectif d'aider à la restauration des vitraux. Lionel Gaudin Villard dirigeait l'Ensemble orchestral de Bordeaux. Il a fait « cathédrale comble » avec 400 mélomanes présents.

« Mozart attire toujours un public important. Je suis persuadé qu'il y a un fort potentiel de mélomanes dans le Bazadais. Bazas a un passé culturel important. Ce premier concert Mozart a certainement favorisé le retour de ce public, celui-ci répondra de plus en plus présent aux différents projets que nous apporterons à Bazas. Nous avons aussi un public important dans l'Entre-deux-Mers ainsi que des Bordelais. Nous avons trouvé l'acoustique excellente, seul bémol peut-être pour les cordes de l'orchestre car ils étaient trop distants les uns des autres. Ce petit problème résolu, tout le monde sera à l'aise », souligne le chef d'orchestre.

L'idée d'une académie d'été

Présidente des Amis de la cathédrale, Mme de Pontac-Prémont constate : « Les Bazadais mélomanes regrettent le temps où le Mai musical de Bordeaux venait à Bazas. Les ingrédients sont réunis pour une nouvelle aventure autour de la musique. »

Lionel Gaudin-Villard : « En visitant Bazas, avec Mme Dulau, vous m'avez fait découvrir une ville avec un potentiel très important de lieux assez extraordinaires et porteurs (cathédrale, place, jardins, cours intérieures). J'ajoute une situation géographique idéale au carrefour du Lot-et-Garonne, des Landes et de la Gironde. Des projets vont se mettre en place. Je propose une académie d'été avec un festival de concerts en plein air et dans la cathédrale, un stage pour chœur et orchestre autour de grandes œuvres. Premier projet, la ''9e Symphonie'' de Beethoven peut-être sur le parvis de la cathédrale. Nous allons rencontrer nos partenaires prochainement. »

 

Quelque 300 spectateurs se sont rassemblés dans la cathédrale. (photos P. L.)

Un jeune prêtre d'origine modeste exerce son ministère avec zèle, dans sa nouvelle et première paroisse, à Ambricourt dans le Nord. Être chétif et naïf, doué d'une singulière sensibilité, il est confronté à la maladie et la dureté de ses paroissiens. Il semble puiser sa force dans sa vulnérabilité même et parvient à « briser » les êtres les plus durs, à les réconcilier avec eux-mêmes.

Nominé aux Molières

Publié en 1936, paru dans 27 pays, le « Journal d'un curé de campagne » est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature du XXe siècle, écrit par Georges Bernanos.

En venant jeudi soir déclamer ce très beau texte d'une grande beauté et d'une rare profondeur, le comédien Maxime d'Aboville s'est livré à une véritable performance, seul dans le magnifique chœur de la cathédrale, face à un public d'environ 300 personnes, littéralement captivées et bouleversées, par l'étendue des sentiments et la justesse du ton d'un acteur d'une extrême sensibilité. Sur cette reprise théâtralisée, Maxime d'Aboville s'était vu attribuer en 2010, une nomination aux Molières dans la catégorie « Révélation théâtrale masculine ».

Saluons ici l'exceptionnelle présence d'un comédien qui brûle les planches et emporte tout sur son passage, unanimement apprécié par la critique et son public. Quittant la veille le fameux festival de Sarlat, Maxime d'Aboville avait ainsi accepté de répondre par amitié à l'invitation adressée par l'association des Amis de la cathédrale. La recette de cette représentation était destinée à la restauration des vitraux de la cathédrale.

 

Les vitraux de la Cathédrale racontés...

Bazas - Sylvie Melliès - 17/11/2010 – Journal Sud-Ouest

 

Pour la première fois, l'histoire des vitraux de la cathédrale est racontée. PHOTO S. M.

« Les vitraux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, installés entre 1852 et 1862, sont tous l'œuvre du même maître verrier Joseph Villiet sous l'autorité du cardinal Donnet et du Clergé de Bazas. Ils présentent une véritable catéchèse sous la forme d'une bande dessinée. Cent quatre donateurs ont été identifiés », dit en préambule Jean Barran qui vient de leur consacrer un ouvrage exceptionnel avec son épouse Pierrette.

Ils en décrivent leur disposition, leur configuration, leur description iconographique et signification religieuse.

Ce magnifique ouvrage, préfacé par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et évêque de Bazas, constitue un guide incomparable pour découvrir tous les symboles de ces vitraux et en décrypter le sens.

Un premier aperçu

Les soixante-quatre vitraux historiés n'ont pas été mis au hasard. Sur le bas-côté Nord, dans l'ombre, huit d'entre eux représentent l'Ancien Testament, côté Sud, dans la lumière, les huit vitraux correspondant rappellent la vie de Jésus.

Dans les chapelles absidiales, ils sont relatifs au saint à qui est dédiée la chapelle (saint Jean, saint Pierre, la Vierge, saint Joseph et le saint sacrement). Vingt-sept vitraux habillant la haute nef représentent quarante-huit personnages qui convergent vers le vitrail axial dédié à Jésus et Jean-Baptiste, patron de la cathédrale. « Ces vitraux ont tous une signification religieuse, c'est une bande dessinée avant l'heure. Mais on peut faire d'autres approches et lectures artistiques, historique, sociologique. La situation politique du XIXe siècle transparaît également », souligne Jean Barran. Et de conclure « Il est souhaitable que ces vitraux soient mieux entretenus et nettoyés car beaucoup nécessitent une rénovation car fragilisés par l'âge. »